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THE LEADHERS 10 LIST – Découvrez Noella Coursaris

THE LEADHERS 10 LIST – Découvrez Noella Coursaris

Noella Coursaris, fondatrice de l’organisation MALAÏKA en RDC, Mannequin international et philanthrope.

  1. Vous portez plusieurs casquettes telles qu’épouse, mère, mannequin, philanthrope, ambassadrice de fonds mondiaux, et la liste est longue. Pourriez-vous partager un petit mot sur votre histoire ?

Je suis née au Congo. Mon père est décédé quand j’avais cinq ans et ma mère n’avait pas l’éducation nécessaire ni les moyens pour subvenir seule à mes besoins. Elle m’a donc envoyé vivre chez de la famille à l’étranger afin de recevoir une meilleure éducation. Elle a tant sacrifié pour que je puisse avoir plus d’opportunités. A 18 ans, en revenant au Congo, j’ai pu rencontrer beaucoup de jeunes filles dont les histoires auraient pu être les miennes. Après plusieurs échanges avec elles, j’ai décidé que je voulais faire quelque chose pour leur offrir l’opportunité d’apprendre et d’être habilité à attendre le meilleur de la vie. Je fonde donc Malaika en 2007

Concernant mon parcours profesionnel, je suis devenue mannequin après avoir terminé mon diplôme en gestion d’entreprise. Des amis m’ont inscrit à un concours avec Agent Provocateur que j’ai remporté. J’ai fait leur campagne et ma carrière a décollé à partir de là.

2. En observant votre parcours, on remarque que vous êtes impliquée dans différentes industries. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Ce n’est pas quelque chose que j’ai choisi en tant que tel. Dès l’âge de 18 ans, je savais que je contribuerais au dévéloppement de mon pays d’origine et à la promotion de l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles, donc quoi que je fasse à côté, j’ai toujours su que cela fonctionnerait d’une manière ou d’une autre.

J’aime la mode, le mannequinat et dès le début, j’ai travaillé pour que ma carrière de mannequin aide à soutenir et promouvoir les causes philanthropiques que je défend ainsi que Malaika.

3. Qu’est-ce que ce qu’un « role model » pour vous ? Pensez-vous qu’il y a suffisamment de femmes africaines « modèles » qui ont un impact et ouvrent la voie aux générations futures ?

Être un modèle signifie donner l’exemple dans ce que vous faites, vos valeurs, votre façon de diriger et votre façon de vivre. Il existe des modèles de femmes africaines vraiment inspirantes, mais nous avons certainement besoin de plus et de partager plus leurs parcours et histoires.

4. Pourriez-vous, s’il vous plaît, développer un peu plus votre travail à travers Malaika ?

Malaika a été fondé en 2007 et comprend aujourd’hui une école primaire et secondaire gratuite qui offre à 370 filles une éducation holistique qui comprend l’alphabétisation, les langues, les STEM, la santé, l’éducation civique et les arts. Notre programme est efficace et jusqu’à présent, toutes nos classes de 6e année ont démontré un taux de réussite de 100 % à l’examen national. Nous avons également un système de parainage qui permet à qui veut de sponsoriser et suivre l’éducation des jeunes filles.

En plus de l’école, nous avons mis en place un centre communautaire en partie en partenariat avec la FIFA qui propose chaque année des programmes de santé, d’alphabétisation, d’informatique et de sport à 5 000 jeunes et adultes.

Nous avons construit et rénové 20 puits afin que 30 000 habitants aient accès à l’eau potable et bénéficient d’un programme d’agriculture durable qui aide à nourrir les étudiants et le personnel (deux repas nutritifs par jour).

Puis, nous nous efforçons de prévenir la propagation du paludisme en distribuant des moustiquaires et en organisant des programmes pour éduquer et sensibiliser la communauté sur les méthodes de prévention.

Malaika est un écosystème communautaire qui peut être dupliqué dans n’importe quel contexte à travers le monde.

5. Pourquoi avoir mis l’accent sur l’accès à l’éducation et à la santé en dévéloppant Malaika?

Dans le monde, 130 millions de filles sont totalement privées d’éducation. Lorsqu’une fille va à l’école et que les femmes se lèvent, elles réinvestissent dans leurs communautés et créent un cycle de prospérité.

Chez Malaika, nous enseignons aux filles à se questionner, à s’engager dans le but de devenir des leaders progressistes qui peuvent avoir un impact positif régional, national et même international si elles le souhaitent.

Beaucoup de filles souffrent de malnutrition, c’est pourquoi nous leur donnons à chacune deux repas nutritifs par jour pendant qu’elles sont à l’école et effectuons des bilans de santé réguliers. Offrir ce soutien permet d’augmenter les taux de fréquentation, de lutter contre la malnutrition et d’autres maladies, et de mieux préparer les filles à apprendre avec un estomac plein et un esprit plein d’énergie.

6. Quelle est la prochaine étape pour vous et Malaika ? Et comment peut-on contribuer ?

À Découvrir

La prochaine étape serait de partager notre stratégie et conseils afin de dupliquer le modèle de Malaika dans d’autres contextes à l’échelle mondiale.

Pour contribuer, n’hésitez pas à visiter notre site Web www.malaika.org/donate pour faire un don. Vous pouvez donner un montant unique ou parrainer un étudiant. Nous sommes toujours reconnaissants lorsque certains offrent leurs compétences et temps mais également partagent nos publications sur les réseaux sociaux (vous pouvez nous trouver sur toutes les principales plateformes @malaikaDRC).

7. En tant que philanthrope, quel est le plus grand défi auquel vous avez dû faire face et comment l’avez-vous surmonté ?

Un défi permanent pour moi est la collecte de fonds. Les programmes de Malaika sont 100% gratuits pour nos bénéficiaires et il faut beaucoup de fonds non seulement pour maintenir ce que nous avons, mais aussi pour continuer à se développer et à garantir à nos filles une éducation de qualité avec les dernières technologies dont elles auront besoin pour progresser dans notre monde numérique.

J’essaye d’innover et de diversifier les modes de collecte de fonds. Je demande également conseil et soutien à d’autres qui l’ont fait avant moi.

8. Dans l’ensemble, quel est l’héritage que vous voudriez que les gens retiennent de votre travail ?

Que nous devons faire de l’éducation une priorité pour les enfants et en particulier pour les filles qui sont plus susceptibles de ne pas avoir accès à l’éducation dans les pays en dévéloppement.

L’éducation est un droit humain et peut faire une énorme différence pour la santé, la sécurité financière, le bien-être général et la résilience des personnes. Et celle-çi elle profite en fin de compte à des sociétés entières.

9. Une pensée ou un mot d’encouragement pour nos leadhers ?

Vous n’avez aucune idée de toutes les choses incroyables qui vous attendent alors continuez, n’abandonnez pas et vous verrez vos rêves devenir réalité !

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